Il m'arrive un matin, de rêver en silence,
D'être au mois de juin, le mois de ta naissance,
T'imaginer toute petite avec un cri remuant,
Ta petite main qui s'agite cherchant celle de ta maman.
Il m'arrive certains soirs de rêver comme un fou,
De te mettre un bavoir en te prenant sur mes genoux,
T'imaginer déjà vomir ton petit lait encore tout chaud,
Entrain de nous faire languir pour ce petit bruit de rot.
Malgré les douleurs subies, ta mère est fière et toute heureuse,
D'accueillir sa petite Ruby, sa petite pierre précieuse,
Il lui arrivera aussi, de murmurer des prières,
Pour sa petite fille chérie, pour la chair de sa chair
Malgré mon air un peu coincé,
Parfois pervers, pas trop pressé,
Il m'arrivera surement je crois, d'être surtout un peu gaga
Parce que je suis fou de toi, parce que je suis ton papa